Edito
Le slogan de la dernière assemblée générale parlant de "s'appuyer sur nos racines pour mieux maîtriser notre avenir ", laisse à penser que l'on peut s'imaginer un avenir plus radieux pour les dites racines qui voudraient bien aussi s'appuyer sur quelque chose, mais je vais y revenir car en...

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Dominique DERMENGHEM

vieux déb's confirmé sympathisant !


Tout petit (mais je crois qu’on le reste toujours !) je me voyais voler simplement en battant des bras ! Dommage ; cela n’a jamais fonctionné mais le rêve est toujours omniprésent… Alors pour combler un tel vide, j’ai commencé par le parachutisme. Hélas ! Sauter d’un avion n’est pas vraiment voler ! Vint alors l’aile delta qui fit ses premiers planés en France vers 1974. Et le simple fait de pouvoir faire de petits sauts de puce à ce moment-là à partir des quelques dunes de Malo les bains (près de Dunkerque) représentait déjà pour moi (et sûrement pour d’autres aussi) un événement riche en sensations nouvelles.

C’est là que j’ai rencontré sur la plage un grand barbu (Luc Decoster) qui portait sur l’épaule le même paquet que moi. La suite de l’histoire ; défrichage de sites, création d’un club-école (les ‘hommes volants de la Manche’), le tout ponctué de longs ‘soarings’ en compagnie des mouettes face à la mer du Nord au-dessus de sites prestigieux comme le Cap Gris Nez ou le Cap Blanc-Nez sur la Côte d’Opale non loin de l’endroit où Blériot a laissé une empreinte indélébile.



1978 ; voici que le Soarmaster (1er Ulm à partir d’une aile delta) pointe son nez en France avec Bernard Danis. Mais là, disons qu’être pilote d’essai donnait plutôt l’impression d’un oisillon fraîchement tombé du nid et ne sachant toujours pas voler sereinement. L’oisillon a peu de temps après troqué son duvet pour des rémiges avec l’arrivée des premiers chariots pendulaires. En 30 ans, il a beaucoup grossi (en prix aussi !) à tel point que les derniers appareils sont maintenant capables de voler 3 fois plus vite que leurs ancêtres (dommage qu’ils ne peuvent plus se poser aussi lentement !)… Loi de l’évolution ou magie de la technologie associée à celle de la nature qui se souvient peut-être que l’archéoptéryx n’était autrefois qu’un reptile ?



Aujourd’hui je me permets encore de former quelques pilotes (j'ai commencé l'instruction en 1983). Mais voilà ; on dit qu’on revient toujours à ses premières amours ! Alors j’ai franchi le pas avec un petit moto-planeur pendulaire pour goûter à nouveau au vol silencieux, simplement porté par les ascendances thermiques ou dynamiques (en attendant qu’il me pousse des ailes à la place des bras ; on a encore le droit de rêver, non ?)





Dominique DERMENGHEM